En janvier et mars 2026, deux centrales solaires photovoltaïques de 60 mégawatts chacune ont été raccordées au réseau de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) : Sidi Bouzid, dans le gouvernorat du même nom au centre du pays, et Tozeur, dans le sud-ouest. Ensemble, elles totalisent 120 MW solaire de puissance installée et placent Scatec ASA au rang de premier développeur à avoir conçu, construit et mis en service des projets solaires entièrement intégrés en Tunisie.
Deux centrales, deux COD : Sidi Bouzid en janvier, Tozeur en mars 2026
La centrale de Sidi Bouzid a atteint sa date de mise en service commerciale (COD) avec effet rétroactif au 1er janvier 2026. Celle de Tozeur a suivi le 4 mars 2026. Ces deux jalons ont été annoncés les 10 et 17 mars 2026 par Scatec sur ses canaux officiels et à la bourse d’Oslo (Euronext Oslo).
Les deux sites ont des profils d’irradiation complémentaires. Sidi Bouzid bénéficie d’un rayonnement global horizontal (GHI) élevé pour la Tunisie centrale. Tozeur, dans le sud-ouest à la lisière du Sahara, présente l’une des meilleures ressources solaires du pays. La mise en service des deux centrales à moins de deux mois d’intervalle témoigne d’une exécution coordonnée.

Scatec + Aeolus : le montage société qui structure 120 MW solaire
Les deux centrales de 120 MW solaires sont détenues à parité entre Scatec ASA (51 %) et Aeolus SAS (49 %). Scatec assumera la responsabilité opérationnelle sur les deux sites : la société assurera la maintenance et la gestion des actifs (O&M et Asset Management) pour la durée des PPA. Cette double responsabilité — actionnaire majoritaire et opérateur à long terme — permet à Scatec de contrôler la performance technique des centrales.
30 ans de PPA avec la STEG : bankabilité et signal politique
L’élément central de la bankabilité de ces deux projets est la durée des Power Purchase Agreements conclus avec la STEG : trente ans. Cette durée exceptionnellement longue — supérieure à la norme habituelle de 20 à 25 ans pour les projets solaires africains — sécurise les flux de revenus des porteurs de projet et facilite l’accès à la dette longue. La Tunisie, qui vise 35 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030, a besoin de PPA longs pour attirer des développeurs privés capables de lever des capitaux internationaux.

288 GWh/an et 115 000 tonnes de CO2 évitées : les volumes en perspective
Ensemble, Sidi Bouzid et Tozeur produiront environ 288 gigawattheures d’électricité renouvelable par an. Sur le plan climatique, les deux centrales permettront d’éviter l’émission de plus de 115 000 tonnes de CO2 chaque année. Ces chiffres ne sont pas des promesses de développement : ce sont des projections d’exploitation pour des installations déjà en service, dont la performance sera mesurée en temps réel.
Premier développeur intégré à l’œuvre en Tunisie : ce que cela signifie
Scatec décrit Sidi Bouzid et Tozeur comme ses premières centrales « entièrement développées » en Tunisie — projets dont le groupe a assuré le développement complet, de la prospection foncière au financement, en passant par l’ingénierie et la construction. Pour le marché tunisien, cela signifie la présence d’une équipe locale capable de naviguer dans les procédures réglementaires sur la durée, et un engagement financier au-delà d’un contrat de construction ponctuel.
Scatec en Afrique du Nord : Tunisie comme nouveau pied-à-terre régional
Pour Scatec, la Tunisie s’ajoute à un portefeuille africain déjà bien établi : le groupe est présent en Égypte (Obelisk Solar Phase 1, 561 MW + BESS à Nagaâ Hammadi), au Mozambique, en Afrique du Sud. La Tunisie représente un nouveau maillon dans la chaîne nord-africaine de Scatec. La mise en service de Sidi Bouzid et Tozeur n’est probablement pas la dernière étape — le 6e round d’autorisations (200 MW, deadline juin 2026) ouvre un pipeline de développement sur lequel Scatec est désormais positionné avec une expérience opérationnelle réelle.










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